Le Covid-19 entraîne un changement d’habitude dans la consommation de café

Le petit noir a souffert pendant la pandémie de Covid-19. En France, les bars et bistrots étant fermés, le consommateur a été privé de son petit jus à la table ou au comptoir et, contrairement aux pays anglo-saxons, la mode du café à emporter est loin d’être intégrée dans les mentalités gauloises. En France, un café se boit au bistrot, point.

Si aux USA ou en Australie par exemple la pandémie a également entraîné la fermeture d’enseignes, le pli a tout de suite été pris d’ouvrir une fenêtre sur la rue et vendre le café à emporter. Ce qui a incité Starbucks par exemple à revoir de fond en comble sa politique de déploiement dans le monde entier. En règle générale, ceux qui se sont ainsi adaptés ont vu leurs ventes augmenté de façon exponentielle.

Le fait à la maison en vogue

D’autres torréfacteurs ont vu leur chiffre d’affaires exploser tout simplement du fait que les confinés ont voulu faire le café eux-mêmes chez eux. Les fabricants de machines à café à la maison ont également passé de bons mois.

Newell Brands (qui possède les marques Sharpie, Yankee Candle et Rubbermaid aux USA) a indiqué que les ventes étaient globalement en baisse au cours du trimestre printanier, mais en hausse de 6% dans son segment petit électroménager. Nestlé aussi, qui est un acteur majeur sur le marché du café, a connu une croissance globale modeste des ventes de café ; le marché à domicile ayant compensé les pertes dans le secteur de la restauration.

La grande question pour toutes ces entreprises est de savoir dans quelle mesure ces changements seront permanents. Les consommateurs reviendront-ils à leur comportement d’avant lorsque l’épisode pandémique sera passé ou, s’il est amené à durer, adopteront-ils durablement cette nouvelle façon de consommer du café ? Dans tous les cas, on n’est pas prêt à se passer de café !