Du marc de café utilisé dans des batteries ?

On savait que le marc de café pouvait déjà être utilisé dans les biocarburants. Désormais, la science se penche sur un autre usage pour le mettre… dans des batteries d’énergie.

La demande de stockage d’énergie portable augmente en effet avec la demande croissante de produits tels que les voitures électriques. Les supercondensateurs nécessaires fournissent une densité de puissance plus élevée et une durée de vie plus longue qu’une batterie conventionnelle, mais nécessitent du carbone poreux dans leur fabrication. Une nouvelle étude présente une méthode pour créer de grandes quantités de carbone – adaptées à la fabrication de supercondensateurs – à partir d’une source abondante et peu coûteuse : le marc de café.

Les matériaux carbonés poreux peuvent former la base des supercondensateurs, soit des dispositifs de stockage d’énergie à haute densité de puissance, à décharge d’énergie rapide et à longue durée de vie. La création de matériaux carbonés poreux à partir de biodéchets est un domaine sur lequel se concentre le monde de la recherche aujourd’hui. Cependant, trouver un matériau en abondance, peu coûteux et naturellement poreux n’est pas si facile.

Les propriétés du marc de café

Identifier un biodéchets qui possèdent déjà une structure poreuse permettrait au carbone d’être plus facilement pénétré et transformé sous la forme d’une électrode de supercondensateur. Or, les chercheurs ont eu l’idée d’étudier les qualités proposées par le marc de café. Il est en effet disponible en abondance (plus de cinq millions de tonnes de café sont produites chaque année) il est peu coûteux (il a déjà été utilisé) et il bénéficie justement d’une structure poreuse.

L’utilisation de marc de café pour produire du carbone pour les supercondensateurs pourrait non seulement faciliter les applications de stockage d’énergie, mais également entraîner une réduction significative des déchets ménagers et ainsi régler deux problèmes en un.

Une étude a déjà été menée pour tester la faisabilité de cette idée. Et le résultat a été très prometteur, provoquant une « capacité de débit » importante. Cette étude a prouvé que les biodéchets de café pouvaient être transformés en hauts rendements de carbone poreux via un procédé économique en deux étapes, le produit résultant pouvant être utilisé dans un supercondensateur à haute énergie.

Des recherches plus poussées sur la commercialisation de cette technologie – basées sur une analyse des coûts du marché – identifieraient le potentiel de mise à l’échelle et de déploiement.