Pour apprécier votre café, buvez-le au calme

Une nouvelle expérience a récemment conclu que moins il y a de bruit autour de soi, plus on apprécie notre café ; du moins on prend plus de plaisir à le boire. Cette donnée peut se révéler très pertinente pour les patrons de bars et autres coffee shops.

Dirigée par une équipe de chercheurs en Amérique du Sud, l’étude a révélé que, en général, les buveurs de café appréciaient plus leur tasse lorsqu’ils la consommaient dans un environnement calme et feutré, sans trop de bruit en fait. Les consommateurs seraient d’ailleurs même plus sensibles à des caractéristiques telles que la saveur et l’arôme, et à des attributs spécifiques tels que l’amertume et l’acidité.

L’étude prend également en compte la tendance du port d’écouteurs parmi les consommateurs. Le bruit contrôlé et l’utilisation d’écouteurs antibruit peuvent également affecter les perceptions sensorielles des clients à l’égard du café.

Cette drôle d’expérience a été menée en proposant près de 400 dégustations à des passants sur un campus de l’Université de las Américas (UDLA) à Quito, en Équateur.

Deux cafés chacun

Les participants ont été invités à boire deux cafés – du même café – tout en portant des écouteurs où étaient diffusés les sons enregistrés d’une salle de restauration bondée. Tous les participants ont bu leur premier café à un volume normal. Une première moitié a ensuite bu son deuxième café avec un volume sonore plus faible et l’autre moitié avec un volume sonore plus fort.

S’appuyant sur le travail d’experts en sciences sensorielles axées sur les aliments et les boissons, l’étude a révélé que les volumes sonores jouent en effet un rôle important dans ce que les buveurs perçoivent et à quel point ils l’apprécient.

Dans un rapport de plus de 2 pour 1, les participants ont déclaré qu’ils préféraient le café dégusté avec le niveau sonore le plus bas.

« Les résultats obtenus suggèrent qu’un bruit fort a tendance à réduire la sensibilité globale de l’expérience du café, et cela est plus clair concernant l’amertume et l’intensité de l’arôme », ont écrit les coauteurs principaux de l’étude, Luis Bravo-Moncayo de l’UDLA et Felipe Reinoso- Carvalho de l’Universidad de los Andes à Bogotá, Colombie.